Le Kendo

On ne peut évoquer le Kendo sans s’attarder sur les Samouraïs, valeureux chevaliers à la vertu exacerbée, et pour qui l’honneur constituait le premier mobile de leur existence. En temps de guerre ou en temps de paix, le Samouraï subissait le même entraînement et il devenait un guerrier redoutable ;

son arme était le sabre ou Katana qu’il portait passé sous la ceinture. Il disposait, en outre, d’un sabre plus petit ou Wakizashi qu’il tenait attaché à la ceinture. Son équipement était en général complété d’un couteau ou Tanto porté lui aussi à la ceinture. Dans le cas où l’un des combattants perdait son sabre au cours de l’assaut, il lui fallait continuer à se battre ou mourir, selon le code du Bushido Son adversaire employait alors la même arme que lui, car les chevaliers se battaient obligatoirement et sans que jamais l’un d’eux ne se trouve en état d’infériorité.

En plus de sa formation de combattant, le Samouraï possédait de hautes qualités morales et recevait une formation spirituelle poussée qui en faisait un être d’exception.
Dans le même ordre d’idées, il lui était interdit de se livrer au commerce et de posséder plus de biens que le strict nécessaire pour vivre. En fait, les deux activités uniques qu’il pouvait mener se composaient du maniement des armes et de la formation de l’esprit afin de vivre vertueusement, de gouverner l’Etat et d’y préserver la paix sous la haute autorité de Shogun. Mais ne nous y trompons pas ; si l’on demandait au Samouraï de savoir se battre, ce qu’on lui demandait surtout c’était d’être un homme sage.

kendo samourai


Son adversaire employait alors la même arme que lui, car les chevaliers se battaient obligatoirement et sans que jamais l’un d’eux ne se trouve en état d’infériorité.
En plus de sa formation de combattant, le Samouraï possédait de hautes qualités morales et recevait une formation spirituelle poussée qui en faisait un être d’exception.
Dans le même ordre d’idées, il lui était interdit de se livrer au commerce et de posséder plus de biens que le strict nécessaire pour vivre. En fait, les deux activités uniques qu’il pouvait mener se composaient du maniement des armes et de la formation de l’esprit afin de vivre vertueusement, de gouverner l’Etat et d’y préserver la paix sous la haute autorité de Shogun. Mais ne nous y trompons pas ; si l’on demandait au Samouraï de savoir se battre, ce qu’on lui demandait surtout c’était d’être un homme sage.
On mesure les qualités nécessaires pour mériter le privilège de manier un sabre. En voici maintenant l’évolution.
Au XIV e siècle, à l’époque Muromachi, le Maître Ito était réputé pour son maniement du sabre ; il en profita pour fonder « l’école du sabre unique » ou Ito Ryu que l’on retrouve aujourd’hui dans la formation des cadres de l’école de police de Tokyo. Les forces de l’ordre nippones utilisent beaucoup le kendo dans leurs opérations de maintien de l’ordre, certains documents cinématographiques récents qui se rapportent aux mouvements étudiants le confirment sans appel. Mais l’emploi des armes blanches n’est pas le seul qui existe en Kendo. Déjà au Ive siècle on utilisait des armes en bois (boken) qui reprenait la forme du Katana.


Nakanishi au XVIIIe siècle appliqua cette technique puisqu’il transforma la dangereuse activité des Samouraïs en exercices sportif où l’on employait des armes sans danger accompagnées de protections.
On utilisait donc des sabres en bois, mais aussi une arme en bambou nommée Shinaï ;
On organisa alors de véritables compétitions sportives mettant des Kendokas en lice. L’évolution se poursuivait, et de Kenjutsu on parvenait au Kendo, l’art du sabre devenait la Voie du sabre.

À la fin du XIXe siècle, le gouvernement japonais imposait le Kendo dans les écoles.
La naissance de la Fédération de Kendo remonte à 1910, mais son succès ne sera pas immédiat car les pratiquants de l’époque n’étaient pas très intéressés par la compétition.
Il faut attendre 1955 pour assister à la première rencontre internationale entre Japonais et Américains.

les textes et photos ont étés publiés avec l'accord des auteurs.
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combat au kendo le Shinai